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Créer une mascotte

Lors de cette activité pratique, vous allez réaliser une mascotte simplifiée en lien avec l’identité visuelle d’une entreprise. Vous effectuerez des recherches sur le sujet, guidés par les consignes données et les ressources mises à votre disposition sur Netboard et sur Pinterest.

Suivre un processus de design

La création d’une mascotte suit le même processus que la création d’un logo (voir niveau 2). Les étapes du processus sont celles du design graphique en général :

  • Brief et rédaction du cahier des charges
  • Documentation marketing et sectorielle
  • Planche de tendances
  • Arbre thématique
  • Planche de style (formes, proportions, couleurs, traitement graphique)
  • Recherches graphiques (premières esquisses)
  • Vectorisation et prototypage
  • Tests et affinage
  • Propositions au client
  • Finalisation et charte d’utilisation
  • Utilisation et retours sur l’utilisation
  • Débriefing avec l’équipe de design et le client
Processus du design thinking

Il s’agit dans un premier temps de s’immerger dans le projet, les besoins du client et des utilisateurs, les tendances du moment dans le domaine concerné (étape formalisée par le brief, la documentation au sens large, la rédaction du cahier des charges et la planche de tendances).

Dans un second temps, il s’agit de définir le ou les axes de création sur lesquels vont se baser les recherches graphiques (arbre thématique, planche de style, premières esquisses)

Dans un troisième temps, il s’agit de réaliser vectoriellement la ou les propositions au client, en prenant soin de les tester et de les affiner si nécessaire au préalable.

Enfin, la dernière série d’étapes concerne la finalisation de la mascotte en la déclinant pour les différents usages envisagés et en concevant sa charte d’utilisation (charte graphique).

Vous pouvez visionner un processus complet de création de mascotte sur behance.net, depuis les croquis préparatoires jusqu’aux intégrations en vidéo et sur salons promotionnels.

➜ Sans aller jusqu’à ce niveau de professionnalisme, vous êtes invités, au cours du niveau 3 de la formation Com-Créa, à réaliser une mascotte simple en suivant la démarche indiquée. Vous pouvez vous baser sur les projets de logo menés au niveau 2 de la formation ou entreprendre une création pour répondre aux besoins d’une marque que vous connaissez.

Incarner les caractéristiques d’une entreprise

La mascotte incarne des valeurs de l’entreprise, elle donne corps à tel ou tel aspect de la vie de l’entreprise (sa production, ses services, son point fort, sa raison d’être, etc.). Voici une liste de quelques éléments d’une entreprise “incarnables” par une mascotte :

  • Le nom de l’entreprise (ex : Miss Queen > mascotte reine)
  • Un produit créé par l’entreprise (ex : fruit > mascotte fruit)
  • Un ingrédient d’un produit (ex : chips aux crevettes > mascotte crevette )
  • Le bâtiment de l’entreprise (ex : tour Eiffel > mascotte tour Eiffel)
  • Les utilisateurs du service de l’entreprise (ex : le stade G. Guichard > mascotte footballeur)
  • Les bénéficiaires des services de l’entreprise (ex : société de protection des ours blancs > mascotte ours blanc)

Utiliser la symbolique animalière

Selon les cultures, les animaux sont dotés de traits de caractère qui leur permettent d’incarner des valeurs, des conduites à tenir. Dans la culture occidentale, je vous propose quelques repères.

Identifier les traits de caractères animaliers

  • Les nourriciers : vaches, pélicans
  • Les protecteurs : lions, tigres
  • Les voyageurs : hirondelles, oies
  • Les royaux : aigles, lions, cerfs
  • Les laborieux : abeilles, fourmis
  • Les donateurs : cigognes
  • Les bâtisseurs : castors, hirondelles
  • Les résistants au froid : ours polaires, manchots, pingoins
  • Les bavards : peroquet, maynate
  • Les sorciers et magiciens : hiboux, chouettes, corbeaux, chats noirs, araignées, chauve-souris
  • Les colériques : rhinocéros, bouledogues
  • Les économes : écureuils, fourmis
  • Les gourmands : ours
  • Les voraces : cochons, sangliers
  • Les météorologues : grenouilles
  • Les malins : renards, singes
  • Les méchants : loups, araignées, chauves-souris, guêpes, crocodiles
  • Les nonchalants : koalas, paresseux, gros ours
  • Les musiciens : cigales, grillons
  • Les prétentieux : coqs, paons
  • Les forts : chevaux, bœufs, taureaux
  • Les sages : hiboux, éléphants
  • Les doux : biches, brebis
  • Les indépendants : chats
  • Les fidèles : chiens, colombes
  • etc.

Pour en savoir plus sur le sujet : https://www.wikiwand.com/fr/Symbolique_des_animaux

Choisir le style graphique d’une mascotte

Le choix du style graphique d’une mascotte est guidé par les recherches effectuées sur les tendances et les codes du secteur concerné. Les mascottes ci-dessus (guêpe et taureau) sont adaptées à l’identité visuelles de clubs sportifs. Un puissant contour, un relief contrasté mis en valeur par le trait, un traitement vectoriel franc et une expressivité agressive correspondent aux attendus des clubs et de leurs supporters.

Choisir un niveau de complexité et un mode de rendu

Le style graphique d’une mascotte repose pour une part sur le mode de rendu graphique et pour une autre part sur la complexité du dessin (le niveau de détail mis en œuvre). Le tableau ci-dessous vous aide à différencier trente styles graphiques combinant niveau de complexité (ou de réalisme) et modes de rendu (du simple tracé à la mise en œuvre d’un relief avec ombres et reflets).

Il est plus facile de créer une mascotte dans les styles des trois premières colonnes du tableau. Le choix du style “cartoon modulaire” permet la réalisation d’animations détaillées assez facilement.

Animer ou ne pas animer la mascotte

En tenant compte de votre niveau de technicité, tant en dessin qu’en PAO, choisissez un style graphique que vous pourrez exploiter sans difficulté dans la suite du projet. En effet, il importe de prendre en compte l’éventuelle animation de la mascotte et le nombre de dessins à réaliser pour cela.

Mascotte Kanabe – Création : Studio Ghibli
Mascotte du Queen’s Cafe à Hong Kong
Source : https://eepmon.com/2016/07/queens-cafe-branding-design/

Attention : l’expression “animer une mascotte” renvoie très souvent au fait d’utiliser un acteur costumé pour incarner la mascotte (lors d’un événement en lien avec la marque promue par la mascotte).

Associer un univers à la mascotte

Une mascotte est comme un héros de bande dessinée ou un personnage de dessin animé. Elle évolue dans un univers personnel, original, elle est porteuse d’une histoire et peut être accompagnée d’un(e) ou plusieurs ami(e)s ou partenaires.

Personnaliser des gabarits existants

Pour gagner du temps ou suppléer à des compétences de dessin insuffisantes, vous pouvez personnaliser des gabarits vectoriels proposés en ligne sur diverses plateformes.

Vous trouverez quelques gabarits gratuits sur freepik.com et de nombreux gabarits payants sur graphicmama.com. Graphic Mama propose quelques ressources gratuites sur son blog.

Mascotte créée en personnalisant une des poses de la planche précédente

Choisir l’angle de vue et la pose de la mascotte

Pour rendre la mascotte plus vivante aux yeux des utilisateurs de la marque, il est souhaitable de pouvoir la représenter sous plusieurs angles de vue. La plupart des créateurs de mascottes les représentent ainsi dans les planches de présentation du personnage.

Il est évidemment plus facile de proposer des poses et des angles de vue différents dans les styles graphiques les plus simples.

Charter le design de la mascotte

Une fois les tests d’utilisation effectués et les correctifs apportés au design du personnage, il convient de consigner les points clés du dessin de la mascotte dans une planche de synthèse ou une charte graphique plus complète.

Intégrer la mascotte sur plusieurs supports

Sur les sites mentionnés dans ce cours, vous avez pu voir les mascottes imprimés sur des badges, des magnets, des coques de téléphone, des supports de PLV (Publicité sur Lieu de Vente), etc. Animées à des degrés divers, elles sont aussi présentées sur les réseaux sociaux et sur les sites web des marques.

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Présenter ses propositions graphiques

Dans ce cours, vous allez apprendre à présenter professionnellement vos propositions graphiques. Il s’agit du développement de la phase finale du travail de création. Les indications données dans ce cours s’appliquent en premier lieu à la création d’un logo mais aussi de tout produit de communication (affiche, flyer, site Web, etc.).

Ce cours vise l’acquisition de compétences professionnelles avancées.

Le premier chapitre en dit assez pour les débutant-e-s. Celles ou ceux qui souhaitent aller plus loin tireront profit des données partagées dans la suite du cours. De nombreux liens sont proposés pour approfondir les sujet.

Présenter visuellement et oralement ses travaux

La présentation des propositions d’un designer graphique au(x) commanditaire(s) est le résultat d’une véritable démarche de communication visuelle. Le produit de communication le plus utilisé est une présentation visuelle, la plupart du temps commentée oralement.

➜ Vous trouverez des indications sur ce média particulier dans le cours Construire et commenter un diaporama

➜  Pour situer l’étape de la proposition au (à la) client-e dans la démarche globale de création graphique, lisez La commande graphique, du brief au BAT

Comme tout produit de communication, un diaporama doit être envisagé comme le fruit d’une interaction entre 4 éléments indissociables :

  • La production de contenus (rédaction, illustration, commentaires)
  • Le contexte de communication (les modalités de lecture)
  • Le style de présentation des contenus (couleurs, typos, formes, séparateurs, motifs, textures, visuels)
  • La structuration des contenus (plan rédactionnel, découpage, hiérarchisation, ordonnancement sur une grille)

Cela se traduit par la nécessité d’accorder contenus, styles et structure au public visé, dans le contexte de lecture du message à transmettre.

Concrètement, il s’agit de :

  • regrouper les visuels les plus significatifs de l’ensemble du travail réalisé
  • choisir un plan de présentation (chronologique, méthodologique, SPRI, etc.)
  • mettre au point ou collecter un gabarit de diaporama adapté à l’outil de présentation envisagé
  • rédiger les textes et les commentaires prévus pour accompagner les visuels

Les décideur-euse(s) à qui sont présentées les propositions graphiques doivent être informé-e(s) le plus clairement possible sur les critères pris en compte pour parvenir aux solutions présentées. Il s’agit donc de veiller à mettre en œuvre les opérations suivantes :

  • expliquer la démarche suivie, centrée sur les besoins de l’utilisateur-trice final
  • immerger les participant-e(s) dans l’univers graphique envisagé en tenant compte de toutes les données collectées
  • recueillir les remarques éventuelles pour la suite du travail à fournir.

Suivre des recommandations

Voici une liste de documents ou d’articles traitant de la proposition des solutions graphiques au client :

Se mettre dans la peau du client

Déployer le plan B (B comme BlideDoc)

Il n’est pas toujours possible de défendre son projet de vive voix. Le plan B consiste alors à envoyer le diaporama au client (sous forme de pdf, le plus souvent), en inscrivant les commentaire dans les diapositives, sans oublier les détails pratiques comme vos coordonnées sur chaque diapo, le foliotage des diapositives, etc.

Voici comment procède Balo, un jeune graphiste et youtubeur belge. Sans doute envoie-t-il une loupe virtuelle avec son pdf pour permettre à ses clients de lire ses commentaires 😉

La solution détaillée dans cette vidéo est plus simple à mettre en œuvre qu’un diaporama commentée oralement !

Suivre les conseils d’un pro

➜ Voici ce qu’affirme Jean-Philippe Cabaroc, designer graphique stéphanois, concernant la présentation du design d’un site Web. Les principes énoncés s’appliquent en grande partie pour d’autres produits de communication.

Contextualisation des conseils de Jean-P. Cabaroc

En résumé, il s’agit de poser des critères d’évaluation pour tous :

  • le contexte de communication
  • le prétexte de la réalisation d’un nouveau produit de communication — voir le site pretextedecom.com
  • les caractéristiques du public visé (CSP, centres d’intérêt, besoins, persona, etc)
  • l’objectif ou les objectifs de communication (faire voir, faire aimer, faire comprendre, faire agir, etc.) — voir aussi la page dédiée à la communication sur le site du Studio Benziv
  • la promesse faite à la cible (les réponses apportées aux attentes de l’utilisateur-trice)
  • les bénéfices à retirer pour la cible en utilisant le produit
  • le ton adopté en fonction du contenu, de la cible et du média choisis — Voir le dossier “Communication” sur manager-go.com
  • la mission du (de la) designer graphique (élaborer une solution centrée sur les attentes de l’utilisateur-trice final-e du produit) — Lire les articles de Geoffrey Dorne et celui de Tancrède d’Aspremont Lynden

Il s’agit de présenter l’univers visuel choisi :

  • planches de tendances (moodboards ou tableaux Pinterest) — Découvrir les alternatives à Polyvore
  • planches de style (ébauches de planches de marque ou guides de style montrant le parti pris du designer graphique)
  • planches de recherches manuscrites et assistées numériquement
  • planches de propositions

Pour terminer, il s’agit de s’assurer que :

  • l’ (les) interlocuteur-trice(s) a (ont) bien compris ce qui a été énoncé et montré
  • les remarques effectuées par les participant-ante-s ont bien été collectées
  • les besoins de l’utilisateur-trice final-e demeurent au centre des travaux de finalisation à venir

La mise en œuvre d’un tel argumentaire relève de la fiction dans le cadre des attendus de la préparation au titre pro Infographiste Metteur en Page. Cet exposé met cependant en relief le niveau de professionnalisme des designers graphiques exerçant depuis de nombreuses années ou ayant suivi des études poussées dans de grandes écoles de design.

Élargir son champ de compétences

L’exercice du métier de designer graphique nécessite des compétences allant bien au delà de la maîtrise des outils de PAO et des méthodes de création graphique. La défense d’un projet de design graphique s’inscrit dans une stratégie marketing touchant à la fois le graphiste et son client. Le lexique utilisé par jean-Philippe Cabaroc est celui des stratèges de la mercatique.

Simplifier sa présentation

➜ Ayant pris connaissance des avis des professionnels du secteur, je vous invite à trouver le moyen le plus adapté pour défendre vos propositions graphiques.

La gamme des réalisations possibles va de la simple planche de proposition (voir les propositions au client, dans le cours sur le design d’un logo) au diaporama détaillé destiné à être commenté oralement face à des décisionnaires expérimentés.

Le facteur temps entre aussi en ligne de compte dans le cadre de la formation suivie au Greta. La finalisation d’un diaporama complet est en effet particulièrement chronophage.

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Un flyer dans Canva

Dans cet exercice, vous allez composer un flyer au format A4 en utilisant la plateforme d’édition en ligne Canva.

Vous allez utiliser une image de fond, une forme structurante et un bloc texte. Vous allez décliner le flyer et créer plusieurs variantes dans le même document, en testant diverses dispositions de la forme structurante et du texte.

Toutes les instructions nécessaires vous sont communiquées sur cette page Web.

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Collecter des blocs dates

Dans cet exercice, vous allez repérer des blocs-dates composés de différentes manière et les collecter dans un tableau Pinterest.

L’ordonnancement visuel des éléments constitutifs d’un texte dans une page doit se faire en tenant compte de la nécessité de produire non pas une seule mise en page mais de nombreuses déclinaisons d’un même message.

Pour simplifier la mise en œuvre de ces déclinaisons sur divers supports ou produits de communication, il est souhaitable de constituer des blocs informatifs dont l’ordonnancement des éléments ne varie pas.

Sur l’image ci-dessus vous pouvez repérer plusieurs éléments typographiques constituant des blocs informatifs dont le bloc-titre et le bloc-date, ainsi que le bloc-url.

Vous découvrirez d’autres blocs typographiques en consultant la page Web intitulée Blocs typographiques – Exemples de composition.

Relever différentes formes de blocs-dates

Je vous invite à faire un relevé de blocs-dates sur plusieurs documents. Vous allez créer un tableau Pinterest regroupant des flyers, des affiches ou des encarts Web sur lesquels figurent des blocs-dates tous différents.

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Schémas de synthèse

Ce cours présente une série de schémas de synthèse, conçus dans le but de vous permettre d’avoir un aperçu global de l’ensemble des sujets abordés en formation Com-Créa.

La plupart des schémas présentés mettent en évidence une relation chronologique entre des opération de design graphique. La manière dont ces opérations se succèdent dans la pratique est souvent itérative, c’est à dire qu’une série d’opérations est souvent répétée avant de passer à la suite du processus.

Améliorer une mise en page (niv. 1)

Le cycle éditorial

Le cycle éditorial peut se résumer en 6 étapes désignées chacune par un terme commençant par la lettre P :

  • Préparation (définition du projet, planification, etc.)
  • Production de contenus (textes, images, etc.)
  • Présentation (agencement, mise en page, etc.)
  • Publication (reproduction, diffusion, etc)
  • Post-publication (suivi, mise à jour, etc.)
  • Préservation (archivage, indexation, etc.)

Les opérations de création graphique

Les 2 étapes de la création graphique proprement dite (production de contenus et présentation, entre préparation et publication) se résument en 3 opérations :

  • Structuration
  • Stylisation
  • Composition

Chacune de ces étapes se résume à son tour par une série d’opérations primordiales. La structuration combine 3 opérations clés, la stylisation combine 7 choix (dont 3 choix primordiaux) et la composition combine 3 choix importants (de nombreux autres s’ajoutant à ces derniers).

Le contraste, en phase de composition, peut être remplacé (ou complété) par le choix de l’orientation, du rythme ou des proportions.

Concevoir, présenter et finaliser un logo (niv. 2)

Le brief

Tout projet de communication visuelle commence par un brief. Les lettres BRIEF synthétisent le déroulement de la première étape de tout processus de design graphique :

  • Brief — questionnement
  • Recherches — documentation thématique
  • Information — prise en compte du contexte d’utilisation
  • Empathie — prise en compte de l’expérience des utilisateurs
  • Formulation — rédaction d’un cahier des charges précis (avec reformulation des attentes du commanditaire ou du client)

Les étapes de création d’un logo

La création d’un logo suit une série de 8 étapes, du brief à la finalisation de la charte graphique ou de la planche de marque :

  • Brief (rédaction d’un cahier des charges)
  • Tendances (réalisation d’une moodboard)
  • Styles (mise au point d’une planche de synthèse avec nuancier, combo typo, formes, etc.)
  • Recherches (production d’une planche manuscrite et d’une planche vectorielle)
  • Propositions (présentation de 3 propositions : 1 sûre, 1 originale et 1 créative)
  • Validation (acceptation d’une seule proposition ou d’une combinaison de plusieurs propositions)
  • Déclinaisons (développement d’une véritable identité visuelle)
  • Charte graphique (livraison d’une planche de marque plus ou moins détaillée)

Un débrief est envisageable en fin de processus.

Dans un contexte de production où il s’agit avant tout de gagner du temps, un processus court est envisageable (fléchage ocre ci-dessus) :

  • Brief
  • Recherches
  • Propositions
  • Validation

Lors des mises en situation professionnelle ou TP, en fin de niveaux 2 et 3, le processus adopté est le suivant :

  • Brief
  • Planche de tendances
  • Recherches manuscrites et vectorielles
  • Validation
  • Planche de marque (charte graphique simplifiée)

Illustrer des produits de communication (niv. 3)

La mise en œuvre d’un projet de communication visuelle (création d’une mascotte, par exemple) suit les mêmes étapes que la création d’un logo. La dernière étape est remplacée par la livraison des éléments attendus pour l’impression ou la publication en ligne.

Les points abordés au niveau 3 dans le cadre d’un projet d’illustration de produits de communication se résument en 3 opérations dont les premières lettres forment l’acronyme MDR :

  • Modularisation (pour optimiser les déclinaisons)
  • Développement (pour diversifier les modes de publication)
  • Rationalisation (pour gagner globalement du temps)

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L’illustration modulaire

Dans ce cours, vous allez prendre connaissance des principes de l’illustration modulaire, de son potentiel et de ses limites.

Définir l’illustration modulaire

Dans le contexte de l’illustration et du graphisme, le principe de modularité correspond à la possibilité d’assembler des éléments graphiques simples (nommés modules) pour construire une image.

Illustration modulaire ornementale

Dans une approche ornementale, le module graphique est une forme simple, souvent géométrique, facile à juxtaposer dans les 2 dimensions du plan. Le plus souvent, le module s’inscrit dans un carré. Il peut cependant facilement s’inscrire dans un hexagone ou un triangle.

L’illustration modulaire ornementale n’est pas nécessairement répétitive, comme le sont les textures formées de motifs juxtaposés et répétés à l’infini.

Le dessin d’un module ornemental peut être abstrait ou figuratif. Sur la capture d’écran ci-dessous, la première composition est un assemblage de d’éléments figuratifs évoquant la nature.

Illustration modulaire ornementale programmée

Le principe de construction modulaire est facilement programmable. Il existe donc des applications permettant de construire automatiquement des images modulaires ornementales.

PatternPad permet de personnaliser de nombreux paramètres, même si la composition finale est mise au point de manière aléatoire. Cette application autorise le paramètrage de pourcentage d’occupation des motifs dans l’espace de composition. Les compositions sont exportables au format SVG (exploitable avec Adobe Illustrator).

Couverture aléatoire de motifs sur 50% de la grille de composition

Illustration modulaire figurative

Une illustration modulaire figurative ne s’inscrit pas nécessairement dans une grille. Les modules à assembler sont juxtaposés ou superposés pour former l’image voulue.

Personnages modulaires

Tous les personnages ci-dessous sont composés d’éléments modulables, à la manière des 2 personnages ci-dessus.

Source : https://www.humaaans.com/

On trouve de nombreuses ressources en ligne pour assembler des éléments dessinés en vue de composer des illustrations adaptées à différents besoins graphiques.

Illustration modulaire de cycliste

Décors isométriques

La composition par assemblage de modules permet, en remplissant certaines conditions, de simuler un espace en 3 dimensions. C’est notamment le cas de l’illustration isométrique dont le potentiel a été pleinement utilisé dans le secteur des jeux vidéos.

Faire varier le style d’une illustration modulaire

À partir du moment où vous disposez des éléments modulables avec lesquels vous envisagez de composer vos illustrations, vous pouvez faire varier le style de vos illustrations en jouant sur de nombreux paramètres.

Faire varier la surface et le trait

Des surfaces vectorielles pleines se transforment très facilement en formes linéaires dotées d’un contour. Cette simple opération modifie totalement la perception d’une image.

➜ En réduisant le nombre des couleurs et en alternant zones pleines et zones vides avec contours, on obtient des images différentes dont l’impact est souvent plus fort.

Les contours vectoriels sont stylisables et les surfaces peuvent être texturées ou ornées de motifs. L’utilisation d’un nombre de couleurs restreint renforce l’impact visuel et les contrastes d’une image.

Compositions modulaires en 2 couleurs (dont certaines avec dégradé linéaire)
Compositions modulaires texturées

Faire varier les contrastes

Une image modulaire est riche des contrastes qui l’animent. Dans l’illustration ci-dessus vous pouvez repérer plusieurs contrastes :

  • foncé (obscur) vs clair (lumineux)
  • coloré vs non-coloré
  • texturé (varié) vs non-texturé (uniforme)
  • grand vs petit
  • ligne vs point
  • surface vs trait
  • gras (épais) vs maigre (fin)
  • séparé vs associé
  • orthogonal vs incliné
  • rectiligne vs courbe
  • terrestre (lourd) vs aérien (léger)
  • etc.

➜ Je vous propose d’utiliser une check-liste interactive pour lister tous les contrastes utilisables en composition visuelle.

Voir des applications pour des identités visuelles

Mise en pratique

Une mise en pratique de l’illustration modulaire vous est proposée sur la page intitulée Illustrer un kit de communication.

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Récap’ avec Balo

Dans ce court article (cours-article…), je voudrais partager avec vous quelques ressources particulièrement pertinentes concernant le travail de designer graphique.

Vous allez devoir, au cours du TP final PAO-Com-Créa, réaliser un logo puis l’intégrer dans plusieurs produits de communication. Ce qui a été vu au niveau 1 est plus que jamais d’actualité. À cela s’ajoute, en communication créative, la méthode de design graphique que vous avez eu l’occasion de mettre en pratique au cours du niveau 2.

Les 10 règles de base

Pour ancrer tout cela dans la réalité professionnelle du métier auquel vous êtes en train de vous former, je vous invite à visionner cette vidéo de Balo (prenez des notes) :

➜ Après avoir visionné cette vidéo, je vous invite à lister de mémoire les 10 point commentés dans cette première vidéo (en masquant vos notes si vous en avez prises…).

Le design de logo

Balo est un graphiste complet et le design de logo est l’une de ses activités phares. Il propose donc plusieurs vidéos sur le sujet dont une série de 4 vidéos au cours desquels Balo nous invite à voir comment il a réalisé l’identité visuelle d’un restaurant.

Vous retrouverez des étapes vues en cours, avec des adaptations propres à la manière dont Balo travaille. D’autres étapes, comme l’arbre thématique ou la planche de style sont absentes… et vous verrez que passer par là lui aurait sans doute évité quelques déconvenues.

➜ Brief, documentation et moodboard

Tout commence assez bien et même si le cahier des charges se résume à une todo list… On pourrait penser que tout va fonctionner à merveille !

➜ Recherches manuscrites, vectorisation, illustration et préparation de la présentation au client

Balo a voulu aller trop vite : pas de planche de style validée préalablement, l’enthousiasme graphique l’emporte sur le questionnement et l’analyse des attentes du client et du contexte concurrentiel dans lequel doit s’insérer le logo attendu… Ses premières propositions (qui pourtant lui plaisaient beaucoup) sont refusées !

➜ Rebond et nouvelles propositions au client

Cette fois les choses sont menées plus rigoureusement et on retrouve des propositions mieux structurées avec présentation des typos et des nuanciers utilisés…

➜ Finalisation de la version définitive et début de l’intégration sur la papeterie

Les choses avancent bien et Balo prépare le 5e épisode avec la déclinaison de l’identité visuelle sur les produits de communication du restaurant.

➜ Les maquettes du menu et du site Web

L’identité visuelle se concrétise mais le contexte sanitaire ralentit dramatiquement le suivi du projet. On découvre avec intérêt Adobe XD pour le maquettage du site Web.

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Quatre cahiers des charges

Pour vous permettre de mettre en pratique le contenu du cours de com-créa sur la création de logos, je vous propose quatre cahiers des charges.

Basés sur des contextes de communication d’entreprise tout à fait réalistes, ces cahiers des charges posent les bases des attendus de quatre clients fictifs. Toutes les entreprises concernées sont en Auvergne.

Après avoir réalisé le logo de l’entreprise de votre choix, vous aurez à concevoir la papeterie d’entreprise : tête de lettre, tête de fax, carte de correspondance, carte de visite, enveloppe à fenêtre, etc. Il s’agit d’un élément clé de l’identité visuelle et vous aurez besoin de renseignement précis sur les mentions à faire figurer sur la papeterie d’entreprise.

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Réaliser une affiche inspirée du modernisme international

Au cours de ce TD, nous allons réaliser la mise en page d’une affiche inspirée du modernisme international et utilisant 4 couleurs maximum. Le nuancier utilisé devra être fonctionnel et construit à partir d’un nuancier en niveaux de gris étagés.

➜ Ce TD se déroule en 5 étapes et chacun est invité à suivre scrupuleusement ce déroulé.

  • Étape 1 : effectuer des recherches sur Pinterest pour repérer des affiches composées dans le style du modernisme international.
  • Étape 2 : constituer un tableau Pinterest pour collecter les affiches repérées précédemment et utilisant un nuancier fonctionnel de 4 couleurs maximum.
  • Étape 3 : déterminer la couleur dominante à utiliser pour composer une affiche sur le thème de la pièce de Shakespeare “Le roi Lear”.
  • Étape 4 : construire un nuancier fonctionnel de 2, 3 ou 4 couleurs en utilisant l’application en ligne Coolors.
  • Étape 5 : composer l’affiche en suivant un des modèles collectés et en utilisant le nuancier fonctionnel construit précédemment.

Étape 1 : effectuer des recherches sur Pinterest

Pinterest est une source d’inspiration particulièrement riche en matière de design graphique. Pour le travail à réaliser, vous disposer d’une direction artistique précise : le style de l’affiche doit se rapporter clairement au courant graphique nommé modernisme international. Ce style est aussi appelé style graphique international ou style suisse ou encore modernisme suisse.

➜ Il s’agit de “convertir” cette directive en collecte d’éléments visuels susceptibles de constituer ultérieurement une planche de tendances (moodboard).

Rechercher par les noms du style

Vous devez être inscrits sur Pinterest et disposer d’un compte pour pouvoir effectuer les recherches proposées.

Voici des intitulés de recherche à utiliser :

  • modernism graphic poster
  • modernism graphic design
  • modernism graphic design poster
  • swiss modernist graphic design
  • international style graphic design

Des recherches sur le modernisme américain ne vous éloigneront pas trop du sujet. Il convient cependant de bien préciser “graphic design” !

  • american modernism graphic design

Sans les précisions sur le caractère suisse ou international du style recherché, vous pouvez accéder dans un premier temps à des images d’un autre style, antérieur à celui qui nous intéresse dans ce TD. Nommé aussi “modernisme” en français, ce style concerne les années charnières entre XIXe et XXe siècle, en Europe et particulièrement en Catalogne (voir le site dosde.com concernant le modernisme catalan).

Rechercher par le nom des designers

Certains designers graphiques sont devenus des figures emblématiques du modernisme suisse ou américain. Voici quelques noms de designers dont le travail est représentatif du style moderniste international :

Sur Pinterest, rajoutez “design” après le nom des designers, pour mieux cibler les productions de ces grands noms du design graphique moderniste.

Caractériser le style du modernisme international

➜ Vous commencez à voir de quoi il s’agit et je vous invite à formuler les grandes caractéristiques du modernisme suisse et international. Les sites mentionnés un peu plus bas vous apporteront des éléments de réponse.

Pour vous aider, je vous propose d’utiliser cette grille de détermination. Téléchargez et imprimez le gabarit mis en ligne au format pdf (… ou imprimez l’image ci-dessus).

Les zones intitulées “inutilisables” vous permettent de caractériser le style par ce qu’il n’est pas. Ces caractéristiques négatives vont vous servir de repoussoir dans la suite de votre travail.

Approfondir ses connaissances

Pinterest n’est pas la seule source documentaire sur les styles graphiques. Si vous souhaitez en savoir davantage sur le modernisme, voici une liste de “bonnes adresses” :

Utiliser Google Images en complément

Google images est une excellente source de documentation graphique. En utilisant des opérateurs booléens dans la requête effectuée vous pouvez préciser les résultats de votre recherche. Essayer la requête suivante : modernism AND graphism (avec ou sans “e” à la fin de “modernisme” et “graphisme”).

➜ Les résultats de recherche sur Google Images peuvent être archivées sous forme de capture d’écrans globales, en utilisant l’extension GoFullPage.

Étape 2 : créer un tableau Pinterest sur le modernisme international

Un tableau Pinterest consacré à un style graphique clairement identifié est une véritable planche de tendances. Cette planche (en l’occurence ce tableau…) est disponible en ligne pour cadrer votre travail sur tous les projets s’appuyant sur le style choisi.

➜ Pour ce TD 2 direction supplémentaires vous a été communiquées : l’affiche doit se limiter à 4 couleurs et le nuancier doit nécessairement être fonctionel.

Comme les affiches créées dans cette mouvance utilisent rarement plus de 4 couleurs, vous disposez d’un très large choix ! Il est donc inutile de collecter des affiches utilisant 5 couleurs ou davantage. Il est également inutile de collecter des affiches sur lesquelles le nuancier n’a pas besoin d’être fonctionnel.

Je vous demande d’utiliser Pinterest pour plusieurs raisons :

  • Pinterest est d’abord un moteur de recherche et non un réseau social
  • Il est possible de désactiver toutes les notifications envoyées par défaut
  • Pinterest contient des tableaux très pertinents
  • Pinterest est un excellent outil de curation de contenu (et cette discipline est au programme du titre professionnel que vous envisagez de valider…)
  • Vous aurez besoin de Pinterest dans la suite de la formation Com-Créa

Des précisions sur l’usage de Pinterest pour élargir vos recherches vous sont données sur studiobenziv.wordpress.com.

Sur Pinterest, épingler sur son propre tableau des images épinglées sur les tableaux des autres est une pratique courante… C’est même une pratique vivement encouragée !

➜ Je vous invite à explorer les tableaux de emiliofr pour y trouver un tableau intitulé “Gráfica Suiza. Estilo Tipográfico Internacional”… eh oui, c’est en espagnol, mais il s’agit bien du style suisse international (avec quelques affiches moins neutres et plus expressives que d’autres)…

Étape 3 : le modèle de l’affiche à réaliser

L’affiche à composer porte sur la pièce de William Shakespeare intitulée Le roi Lear.

Le texte de l’affiche est le suivant :

Le roi Lear, de William Shakespeare,
par le Théâtre Tanit.
Scénographie et mise en scène : Éric Louviot.
Du 12 au 17 avril 2021,
Théâtre Espace 44,
44 rue Burleau 69001 Lyon.

➜ Doivent figurer sur l’affiche, le logo du Théâtre Tanit, le logo du Théâtre Espace 44, le logo de la ville de Lyon, le logo de la région Auvergne Rhône-Alpes et le logo Scène Découvertes Lyon.

Je vous invite à travailler sur un format A4 (210 x 297 mm), orientation portrait. Vous finaliserez votre travail dans InDesign.

Vous pouvez voir des affiches de pièces de théâtre de Shakerspeare sur le site pixelcreation.fr

Vous pouvez prendre connaissance d’un résumé de la pièce, sur un site au design plutôt… rétro 😉

Parmi les images collectées sur Pinterest, vous devez choisir un modèle d’affiche. Votre composition finale devra suivre ce modèle de très près.

Vous devez dons choisir ce modèle parmi des affiches de style suisse international. Ne prenez pas comme modèle des affiches de théâtre traitées dans un autre style.

Étape 4 : construire un nuancier fonctionnel

➜ En fonction des informations transmises plus haut (nature de l’événement, nom, date, lieu, etc.) et du style imposé par la direction artistique, choisissez les couleurs de la première l’affiche à réaliser. Construisez un nuancier fonctionnel de 2, 3 ou 4 couleurs.

➜ Le nombre de couleurs du nuancier sera déterminé par le modèle que vous avez choisi pour composer votre affiche.

Pour construire le nuancier fonctionnel, suivez les directives indiquées dans le cours Créer des nuanciers fonctionnels avec Coolors.

Vous pouvez exporter le nuancier construit dans Coolors au format ASE pour l’importer ensuite dans Illustrator, InDesign ou Photoshop.

Étape 5 : composer la maquette de l’affiche en suivant le modèle choisi

D’une manière générale, le modernisme international utilise plutôt des polices de caractères sans-serif. Analyser les formes typographiques utilisées dans le modèle que vous avez choisi. Ne cherchez pas à innover, adaptez le texte fourni à la mise en page du modèle en utilisant le même système hiérarchique.

Si votre modèle comprend une image photographique, préparez votre photo en respectant le traitement stylistique du modèle de composition. Le modernisme suisse, particulièrement à ses début privilégie le traitement de l’image en niveaux de gris.

Si vous devez réaliser une illustration, figurative ou abstraite restez dans le style imposé. Utilisez des formes simples et si possibles géométriques. Évitez tout recours à des artifices décoratifs, des contours, des ombres portées, des effets de biseaux, etc.

Créer des variantes de l’affiche

En utilisant un nuancier fonctionnel, il est très facile de créer des variantes de votre composition. Pour cela, il faut avoir réalisé sa maquette de manière réversible. Ce point doit devenir un facteur essentiel de votre design graphique.

Changer la couleur dominante

Changer d’abord la couleur dominante (généralement celle du fond) vous amènera à voir votre travail sous un aspect très différent. Il vous faudra bien sûr redistribuer les autres couleurs pour éviter les superpositions de texte et de fond de la même couleur.

Ce type de manipulation permet de ne pas se focaliser sur une première version trop vite considérée comme satisfaisante. Il est vrai qu’en ayant consacré beaucoup de temps à son élaboration on a tendance à valider ce premier jet sans envisager d’aller plus loin.

➜ Sauvegardez la première version réalisée et créez les variantes sur une nouvelle page ou dans un nouveau document. Toutes les versions (déclinaisons) créées doivent pouvoir être montrées (exportées) facilement.

L’utilisation d’un nuancier fonctionnel prend ici tout son sens.

Changer de nuancier (mais conserver l’étagement)

Vous pouvez même envisager de conserver la même composition et de changer de nuancier (et donc de couleurs).

➜ Tentez l’expérience en veillant à utiliser un second nuancier dont les valeurs des couleurs sont étagées sur les mêmes ratios de contraste.

Catégories
CC1-cours Com-Créa

Créer des nuanciers fonctionnels avec Coolors

Un nuancier fonctionnel est un nuancier dont les couleurs voisines sur l’échelle des gris du nuancier ont des valeurs de gris régulièrement étagées. Les valeurs dont il est ici question désignent le degré de luminosité d’une couleur sur une échelle de niveaux de gris allant du noir (luminosité minimale) au blanc (luminosité maximale).

Cette qualité permet de garantir une bonne lisibilité quelque soient les couleurs du nuancier utilisées en premier plan et en arrière plan (… pour le fond et la forme). Un tel nuancier permet d’optimiser l’usage des couleurs choisies sur les déclinaisons des produits de communication imprimés et hébergés. En effet chaque couleur est utilisable sur toute les autres sans perte de contraste.

De plus, quelque soit les problèmes de discrimination chromatique auxquels sont confrontés les lecteurs, un bon étagement de la luminosité des couleurs permet à tous de mieux distinguer forme et fond.

De plus, nous le verrons dans la pratique, construire un nuancier en veillant à l’étagement des valeurs génère des palettes chromatiques assez harmonieuses, pour peu que le nombre des valeurs utilisées soit inférieur à 5.

Remarques préliminaires

Le problème de l’étagement des valeurs (ou degrés de luminosité) des couleurs n’est pas facile à résoudre. Ce problème est directement lié à la manière de convertir les couleurs en niveaux de gris. Il est également lié à la manière de paramétrer numériquement la couleur (CMJN, RGB, HSL, etc.).

Le vocabulaire de la couleur est très spécifique. Les mêmes mots ne recouvrent pas toujours les mêmes concepts suivant qu’ils sont en lien avec la photographie, la peinture, le design graphique, la science de la colorimétrie, etc. De plus, les traductions de l’anglais (en particulier les traductions automatiques) ne donnent pas toujours des résultats très satisfaisants en français… bref, nous abordons là un sujet particulièrement délicat à cerner.

Si vous souhaitez approfondir la question, je vous invite alors à consulter les sites suivants :

Dans ce cours, nous utiliserons alternativement les termes “nuancier” et “palette de couleurs” ou “palettes chromatiques”. Ces 3 termes désignent tous une suite de couleurs choisies pour s’associer dans un contexte précis.

L’application en ligne Coolors

L’application Coolors est d’un usage assez intuitif. Dotée de fonctionnalités de plus en plus nombreuses au fil des versions, elle permet notamment de construire (avec un minimum de méthode) des nuanciers fonctionnels.

La création d’une nouvelle palette de 5 couleurs (nombre des couleurs affichées par défaut) s’effectue en cliquant sur la barre d’espace. Vous pouvez choisir le type d’accord coloré que vous souhaitez générer.

Quand des couleurs vous plaisent et que vous souhaitez les conserver, verrouillez-les en cliquant sur le cadenas affiché au survol de la couleur par le curseur (en bas de la liste des icônes). Appuyez de nouveau sur la barre d’espace pour générer d’autres couleurs. Modifiez la méthode de génération des couleurs si vous le jugez nécessaire (la méthode d’origine es “Auto”).

Concernant les différents types d’accords colorés, je vous renvoie vers les sites et vidéos traitants de la théorie des couleurs.

Évaluation du niveau de gris d’une couleur dans Coolors

La théorie des couleurs ne suffit pas

Dans la pratique la théorie des couleurs ne suffit pas pour créer des nuanciers fonctionnels. Passez votre écran en noir et blanc sur les palettes générées avec les outils qui se réclament de cette théorie, vous constaterez que plusieurs couleurs ont des degrés de luminosité (valeurs) très proches. Ces couleurs sont inutilisables l’une sur l’autre.

Capture d’écran d’un accord en carré sur colorsuplyyy.com
Observez les valeurs identiques des couleurs d’une même palette

L’étagement des valeurs est primordial

Pour évaluer le degré de luminosité (la valeur) des couleurs, j’opte pour la conversion en niveaux de gris par le biais du filtre “Achromatopsia”. Je choisis de lire le pourcentage de noir affiché en CMJN pour évaluer le niveau de gris correspondant.

Dans Coolors, le nom des couleurs est affiché par défaut en mode hexadécimal. Cela ne nous renseigne pas sur le degré de luminosité correspondant en pourcentage de noir (la valeur de la couleur ramenée en niveaux de gris).

En utilisant le filtre Achromatopsia, j’obtiens une conversion en niveaux de gris des couleurs de la palette.

J’applique le filtre pour accéder au nuancier en gris. Il est alors possible de convertir les noms hexadécimaux en pourcentages CMJN. Cela s’effectue en cliquant sur le nom de la couleur (affichée en hexadécimal) puis en choisissant “CMJN” dans la liste des affichages proposés. Dès lors, un clic sur tous les noms hexadécimaux des gris affichera leur équivalent CMJN et donc le pourcentage de noir correspondant.

Un moyen plus rapide de parvenir à lire le pourcentage de noir CMJN des différents gris de la palette convertie consiste à paramétrer en CMJN l’information secondaire placée sous le nom hexadécimal de la couleur.

Pour revenir à la palette des couleurs, utilisez le bouton de retour en arrière (annulation de la dernière opération).

Exemples de nuanciers fonctionnels créés avec Coolors

Les nuanciers fonctionnels présentés maintenant ont chacun leurs particularités. Vous serez attentifs aux couleurs positionnées aux extrémités de chaque nuancier (la couleur la plus foncée et la couleur la plus claire). En effet, il peut s’agir du noir et du blanc mais aussi de couleurs très foncées ou très claires.

Vous remarquerez l’usage de gris colorés (avec pourcentages CMJ) ou neutres (sans pourcentages CMJ) au sein de certaines palettes de couleurs. Le gris s’accorde avec toutes les couleurs et les nuanciers construits avec du gris apportent souvent une note de sérieux à un ensemble de couleurs.

Nuanciers de 3 couleurs

L’étagement régulier des nuanciers de 3 couleurs varie de 50% à 40% suivant la valeur de la couleur la plus foncée et celle de la valeur la plus claire. Avec de tels écarts entre les valeurs des couleurs, on dispose d’une marge de manœuvre importante sans grand risque d’altérer la lisibilité des textes.

Exemples de nuanciers fonctionnels de 3 couleurs et sauvegarde des URL

Les nuanciers fonctionnels ci-dessous intègrent une couleur très foncée (90%) et une couleur très claire (10%). Le premier nuancier présente un accord de teintes analogues (très proches l’une de l’autre sur le cercle chromatique). Le second présente un accord de teintes complémentaires (opposées l’une à l’autre sur le cercle chromatique).

➜ Vous noterez que les URL des nuanciers créés avec Coolors mentionnent les valeurs hexadécimales des couleurs choisies. Sauvegarder l’URL c’est sauvegarder la palette des couleurs.

Nuanciers de 4 couleurs

L’étagement régulier des nuanciers de 4 couleurs varie de 26% à 34% suivant la valeur de la couleur la plus foncée et celle de la valeur la plus claire.

Exemples de nuanciers fonctionnels de 4 couleurs et pourcentages CMJN

Les nuanciers fonctionnels ci-dessous intègrent une couleur très foncée (95%) et une couleur très claire (5%) ainsi qu’un gris coloré à 35%.

➜ Pour voir les différentes notations des couleurs du nuancier, cliquez sur le bouton “View”. Sélectionnez ensuite la couleur voulue dans la fenêtres ”View palette”. Vous pourrez ainsi noter les pourcentages CMJN des couleurs sélectionnées.

Nuanciers de 5 couleurs

L’étagement régulier des nuanciers de 5 couleurs varie de 20% à 25% suivant la valeur de la couleur la plus foncée et celle de la valeur la plus claire.

Exemples de nuanciers fonctionnels de 5 couleurs

Les nuanciers fonctionnels ci-dessous intègrent le noir et le blanc ainsi qu’un gris neutre de 50% (#808080).

Astuces pratiques avec Coolors

Partir de nuanciers de gris étagés pour créer des nuanciers fonctionnels

Pour contrôler l’étagement des valeurs des couleurs des nuanciers fonctionnels, nous avons besoin de repérer quelques valeurs clés en pourcentage de noir. Vous trouverez ci-dessous la listes des valeurs hexadécimales correspondantes

Nuanciers de gris avec noir et blanc

5 valeurs régulièrement étagées
  • 100% ⇄ #000000
  • 75% ⇄ #404040
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 25% ⇄ #bfbfbf
  • 0% ⇄ #ffffff

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 25%

4 valeurs régulièrement étagées
  • 100% ⇄ #000000
  • 67% ⇄ #555555
  • 33% ⇄ #ababab
  • 0% ⇄ #ffffff

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 33% ou 34%

3 valeurs régulièrement étagées
  • 100% ⇄ #000000
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 0% ⇄ #ffffff

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 50%

Nuanciers de gris avec couleur très foncée et couleur très claire

5 valeurs régulièrement étagées
  • 90% ⇄ #191919
  • 70% ⇄ #4d4d4d
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 30% ⇄ #b3b3b3
  • 10% ⇄ #e6e6e6 ou #e5e5e5

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 20%

  • 95% ⇄ #0d0d0d
  • 63% ⇄ #5e5e5e
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 27% ⇄ #bababa
  • 5% ⇄ #f2f2f2

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 22% ou 23%

4 valeurs régulièrement étagées
  • 90% ⇄ #191919
  • 63% ⇄ #5e5e5e
  • 37% ⇄ #a1a1a1
  • 10% ⇄ #e6e6e6 ou #e5e5e5

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 26% ou 27%

  • 95% ⇄ #0d0d0d
  • 65% ⇄ #545454
  • 35% ⇄ #a6a6a6
  • 5% ⇄ #f2f2f2

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 30%

3 valeurs régulièrement étagées
  • 90% ⇄ #191919
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 10% ⇄ #e6e6e6 ou #e5e5e5

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 40%

  • 95% ⇄ #0d0d0d
  • 50% ⇄ #808080 ou #7f7f7f
  • 5% ⇄ #f2f2f2

Différence de valeur entre 2 couleurs voisines : 45%

Ces échelles de gris régulièrement étagés sont un excellent point de départ pour construire rapidement un nuancier fonctionnel (surtout s’il doit contenir un gris neutre).

➜ Pour conserver une couleur en cours de recherche, cliquez sur cadenas présent en bas de la liste d’icônes affichées au survol de chaque couleur.

➜ Coolors permet de choisir le type d’accord de teintes à mettre en œuvre lors de la production de couleurs aléatoires (couleurs non verrouillées).

Attention : les nuanciers fonctionnels obtenus avec Coolors doivent être vérifiés en convertissant les images de ces nuanciers en niveau de gris. Des rectifications sont parfois nécessaires 😉

Les nuanciers pour le Web

La question de l’accessibilité est primordiale en design pour le Web. Il existe de nombreux outils de contrôle du contraste de la couleur du texte sur la couleur du fond (comme contrast-ratio.com ou colorable, par exemple).

Des générateurs de nuanciers conformes aux normes d’accessibilité du Web sont disponibles en ligne (comme hello-color ou clrs.cc par exemple). Ces 2 outils proposent seulement des palettes de 2 couleurs (une foncée et une claire), tellement les normes sont contraignantes !

Je vous propose cependant une palette de couleurs moyennes permettant de créer des nuanciers fonctionnels de 3 couleurs (dont le noir et le blanc) respectant la norme d’accessibilité AA (pour toutes les tailles de texte).

Quelques sites permettent de vérifier la compatibilité d’un nuancier entier avec les normes d’accessibilité en vigueur. En voici deux (le premier est plus intuitif à utiliser que le second) :